III.2. Les comportements à adopter

 

« l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable »

Voila ce que dit la loi française sur le « principe de précaution ».

 

En d’autres termes,  tout devrait être considéré comme potentiellement dangereux tant que le contraire n’a pas été prouvé. Tout produit pour lequel il persiste des doutes devrait être interdit à la commercialisation.

 

Mais, étonnamment, ce principe a totalement été mis de côté pour les téléphones portables!

 

Pourquoi? Parce que le téléphone est trop utile à la population, vu le panel de services qu’il propose, et surtout parce qu’il présente une énorme source de revenus pour les industriels.

 

Mais des conseils de prudence sont tout de même prodigués par opérateurs et associations:

 

  • utilisation du kit piéton

 Le principal avantage du kit piéton (écouteurs) est qu’il permet d’éloigner le téléphone du cerveau pendant la communication et diminue donc l’exposition. Mais attention! Il faut d’abord vérifier que l’antenne ne se trouve pas au niveau de l’écouteur (malheureusement, cas assez fréquent) car alors il n’y aurait plus aucune différence. 

L’oreillette est a proscrire, car elle est reliée au téléphone par bluetooth.
Les ondes qui les lient ont une fréquence de 2.5 GHtz, c’est-à-dire 0.7 GHtz de plus que les ondes émises et reçues par les portable. Aucun avantage donc, et même une augmentation des risques.

  • quelques mesures à respecter

(liste développée par le CRIIREM (centre de recherche et d’informations indépendante sur les rayonnements électromagnétiques)

 

- pas de téléphone pour les moins de 15 ans. Leur croissante n’étant pas terminée, ils sont plus vulnérables aux rayonnements
les femmes enceintes ne doivent pas porter leur téléphones cellulaire à proximité du ventre (l’eau du placenta et les cellules de l’embryon sont très sensible à l’énergie dégagé par les portables)

 

- les personnes portant des appareils électriques du type « pace maker » doivent s’en éloigner car les ondes interfèrent.

 

- ne pas porter le téléphone à hauteur du coeur, des parties génitales… (expliqué dans le grand II)

 

- utiliser un téléphone mobile dont la valeur DAS (débit d’absorption spécifique) est la plus basse possible (inférieur à 0.7w/kg) normalement elle est indiqué par les constructeurs.

 

- ne téléphoner que dans des conditions de réceptions maximales. Plus le réseau sera faible, plus les rayonnement émis par le téléphone seront puissant. Ainsi, ne téléphonez pas dans une voiture ou un habitacle en métal fermé.

 

- ne jamais laisser son téléphone allumé la nuit, ou en recharge à mois de 20 cm de la tête. La portable cesse de rayonner que lorsqu’il lest éteint .

 

- penser à l’exposition massive. En public, on peut facilement se trouver cerné par les ondes.

 

 

 

Ces conseils existent, sont à dispositions des personnes souhaitant s’informer, mais il leur appartient la décision de se fixer des limites, simplement par prudence.

 

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II.4. Des études contradictoires

Il n’a jamais été prouvé que le téléphone mobile soit dangereux pour l’homme, mais l’inverse n’a jamais été démontré non plus sur le long terme, et les doutes persistent. De nombreuses études sont encore actuellement menées autour des ondes, des antennes relais et des téléphones cellulaires, mais, étonnement, d’une étude à l’autre, voir être totalement contradictoires.

Il y a alors plusieurs facteurs à prendre en compte  lorsque l’on étudie les tests réalisés à ce sujet :

 

>> Le type d’étude

 -Les expériences scientifiques pratiquées in vivo ou in vitro

-Les études épidémiologiques (études statistiques, on étudie des groupes de personnes atteintes et non-atteinte d’une maladie et on met cela en relation avec la présence ou non d’un même facteur a risque.

 

>>  La méthodologie : comme dans n’importe quelle expérience scientifique, la qualité du protocole et de la réalisation peut varier, et la fiabilité des résultats dépend également de cela.

 

>> Les facteurs temps : de telles études nécessitent une longue période de tests. Il faut dissocier le court et le long terme.

 

>> Les personnes participant à la réalisation ou au financement des études. Il se peut que les personnes interrogées modifient ou interprètent, volontairement ou pas, les résultats.

 

Si un seul de ses critères diffère d’une expérience à l’autre, les résultats peuvent différer. Il est ensuite très difficile d’évaluer laquelle des deux expériences est la plus fiable. De plus, lorsque l’on accède aux résultats d’expériences, on ne connaît rien du déroulement précis des tests et des critères cités ci-dessus.

 

 


Un scientifique nommé Dirk Adang a par exemple présenté dans une université des tests réalisés sur des rats, la moitié d’entre aux ayant été exposés a des ondes d’une puissance inférieure aux seuils de références. Sur 164 rats décédés, tous ceux qui avaient été exposés aux ondes pendant 18 mois (sauf 1) avaient développé une tumeur.

 

MAIS


Une étude en provenance de l’Université de Tokyo cherchant le lien entre mobiles et cancer conforte l’idée d’une absence de danger. Publiée dans le British Journal of Cancer, elle a comparé la fréquence d’usage de mobiles chez 322 cas de patients atteints de tumeurs cérébrales avec un échantillon de 683 personnes saines, et n’a pas permis d’établir de corrélation significative entre le fait d’utiliser son téléphone mobile et l’augmentation du risque de tumeur.

.

Deux études officielles, qui étudient une même cause et une même conséquence, entre autre l’exposition aux ondes électromagnétiques et le développement de tumeurs. Et pourtant des conclusions contraires. Le problème est que de ces deux études, on ne connaît que le type et la durée, et les autres facteurs nous restent inconnus. On ne peut donc pas déterminer avec certitude laquelle des deux est la plus fiable.


Cela dit, deux autres facteur est également à prendre en compte :

 

>> Parmi toutes ces études réalisées, 80% montrent que les ondes électromagnétiques peuvent avoir des effets sur la santé, et ce sont pourtant les 20% restant qui font loi.

 

>> Des enquêtes révèlent que la majeure partie des études qui penchent du côté de la non-dangerosité des téléphones mobiles ont été en partie ou intégralement financées par des opérateurs en téléphonie ! Et il imaginable qu’il n’est pas dans leur intérêt que des dangers soient découverts, lorsque l’on sait que 53 millions d’utilisateurs conversent chaque année 600 millions d’heures et que le marché rapporte aux industriels quelques plusieurs centaines de milliards d’euros.

 

Cela dit, rien ne prouve que ses résultats soient les conséquences de tricheries ou d’erreurs volontaires et non pas de réels résultats qui ne seraient du coup pas pris au sérieux.

 

 

Nous ne pouvons donc toujours pas prouver si oui ou non les ondes ont bel et bien un effet néfaste sur notre organisme. Mais nous allons à présent voir comment, par mesure de prudence, nous pourrions nous protéger.

 

>> III. Comment se protéger? <<

 

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